A/ UN CERVEAU POUR COMPRENDRE

L'influx nerveux parcourt le système dans les deux sens, ce qui permet notamment de commander aux muscles du tympan et de l’étrier de se tendre lors de trop fortes pressions (c'est le reflex stapédien). Cette réaction n'est cependant efficace que si la pression a grandi progressivement.

Dans le cas d'une grande pression subie, cela peut causer des dommages à l'oreille interne.La transmission électrique de l'oreille interne jusqu'au cerveau se ferait sous la forme de deux signaux de natures différentes :

  • un signal microphonique cochléaire, sorte d'imitation électrique des ondes sonores : signal analogique
  • un signal de potentiel d'action nerveuse, code de pulsation électrique, présent ou pas : signal encodé ou numérique

La fréquence n'est pas transmise telle quelle à cause notamment des limites temporelles de recharge des cellules nerveuses qui limiteraient la bande passante, mais elle est plutôt encodée selon des tirs groupés d'impulsions nerveuses. Cette impulsions se transmet de synapse en synapse.

Une fois sorti de l’oreille interne, le nerf auditif va rejoindre le cerveau au niveau du tronc cérébral pour composer les voies auditives centrales. Leur anatomie est très complexe. Pour simplifier, les informations auditives contenues dans le nerf sont traitées tout au long de leur parcours en passant par plusieurs étages de relais pour atteindre finalement l’aire auditive ou cortex auditif primaire, région du cerveau qui s’occupe de l’audition. Les quatre premiers étages, situés dans le tronc cérébral, sont :

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Les informations auditives arrivent ensuite dans le cerveau au niveau du thalamus auditif ou corps genouillé médian pour se répandre finalement dans les diverses zones du cerveau ou la musique sera interprétée.

La musique se diffuse dans le cerveau:

Écouter de la musique est très physique puisque notre cerveau s'éveille, notre pression sanguine change, et nos muscles faciaux s'activent. Le tout en trois secondes. Notre cerveau aime la musique, toutes les activités qui sont liées, de la simple écoute jusqu'à la lecture d'une partition activent presque toutes les zones du cerveau.

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Pendant que l'on écoute de la musique, ce sont les structures sous-corticales qui sont sollicités en premier. Ensuite, ces informations atteignent le cortex auditif dans les deux hémisphères.

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Lorsqu'on écoute une musique, chanson familière, l'hippocampe (structure du système limbique impliquée dans la mémoire épisodique) entre dans la « danse » ainsi que le cortex frontal inférieur impliqué dans la mémoire de travail.

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Lorsque l'on suit le rythme d'une musique, qu'elle sorte d'une platine ou de notre mémoire, c'est le cervelet qui agit. Cette structure est impliquée entre autre dans la mesure du temps et l'élaboration du mouvement.

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Jouer de la musique implique le lobe frontal chargé de la planification, le cortex moteur, qui gère le mouvement et le cortex sensitif.

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Lorsqu’on lit un partition, c'est le cortex visuel qui s'anime, dans le lobe occipital du cerveau, comme pour lire un texte.

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Lorsqu'on écoute une chanson, sont impliquées l'aire de Broca, responsable du traitement du langage, et l'aire de Werneicke, qui gère la compréhension des mots, mais aussi des zones des lobes frontaux et temporaux s'impliquent dans le langage.

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Les émotions générées par la musique agitent des structures profondes et primitives de notre cerveau: le lobe moyen (vermis) du cervelet et l'amygdale, essentielles au décodage des émotions.

Par ailleurs, des études ont été menées et ont abouti à cette conclusion: nous parlons de perception musicale. Dans notre cerveau, on trouve le SRM (Système de Reconnaissance Musicale). Il permet de rendre la musique en perception sensitive. Or, on remarque que le SRM est divisé et fractionné. D'une part, le cerveau analyse la partie mélodique et d'autre part la partie du tempo. A l'entrée auditive, l'organisation mélodique prend en charge le "quoi" ( par exemple Do,Ré,Mi...) et l'organisation temporielle le "quand" ( par exemple temps1, temps2, temps3...)  des événements musicaux. Ces deux routes perceptives transmettent ensuite au répertoire le résultat des analyses. Le répertoire est alors conçu comme un système de représentations perceptives correspondant à toutes les pièces musicales entendues dans notre vie. Lorsque la correspondance entre l'analyse perceptive d'un air musical et sa représentation dans le répertoire est adéquate, cela suscite un sentiment de familiarité qui conduit à la reconnaissance.

Mais ce pouvoir n'est-il pas assez inquiétant?

En réalité, la manipulation par la musique est limitée à cause de ses effets, parfois, quasi hypnotiques. Nous constatons que lorsque l'on écoute de la musique nos humeurs change, ce qui explique que lorsque nous écoutons un certain type de musique nous sommes tristes, joyeux, de bonne ou mauvaise humeur... La musique provoque des émotions naturellement à cause de nos différentes parties de notre cerveau, ce qui peut entraîner un changement d'humeur spontané.

 

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