B/ LES ELEMENTS DE LA MUSIQUE

En Occident, il a peu à peu été élaboré des conventions permettant aux musiciens d'arranger les notes et les rythmes. Certains compositeurs créent des œuvres mémorables en se libérant des règles, d’autres en exprimant leur imagination dans ce cadre.
Les notes de musique correspondent à des sons. Associées, elles créent des mélodies qui composent des phrases musicales. En général, chaque phrase compte autant de notes que l’on peut en chanter en une inspiration. L’émission simultanée de plusieurs notes crée une harmonie. L’évocation des mélodies composées d'harmonies résultent des gammes utilisées. Si une composition est un mur, les notes sont les briques et le rythme le mortier. Au niveau le plus élémentaire, le rythme est la pulsation du morceau de musique, et la mesure le moyen de grouper les pulsations. On peut construire un morceau de musique à partir de ces matériaux simples, comme un édifice conçu par le compositeur en fonction d’une « forme ». Une symphonie évoque un château avec sa propre structure d’ensemble ou forme. Un bref chant aura une forme différente et moins complexe. La saveur ou la texture d’un morceau de musique dépend de l’utilisation des voix ou des instruments et de leur combinaison (ou orchestration).
 
Pour comprendre précisément l’architecture d’une musique, analysons les termes clé présentés ci-dessus:
 
UNE NOTE
Un son est provoqué par une vibration de l’air liée au mouvement d’une corde tendue, de la peau d’un tambour ou de la colonne d’air à l’intérieur d’un cylindre. Une vibration régulière correspond à un certain ton. Il est plus aigu si elle est rapide et plus grave si elle est lente. En règle générale, plus la corde ou la colonne d’air est longue, plus le son est grave. Le seuil inférieur de l’audition humaine est de 20 vibrations par seconde et le seuil supérieur est de 20000 vibrations par seconde. Les notes les plus graves de l’orgue se situent autour de 20 vibrations ou « cycles par secondes » . Un piccolo peut atteindre près de 4176 cycles. Et un chœur d’adultes peut produire des vibrations de 64 à 1500 cycles.
On a appelé la le ton correspondant à 440 cycles par seconde, produit par la touche située juste à droite du milieu d’un piano. Par convention, c’est la note repère à partir de laquelle la gamme est créée. Sans elle, les musiciens ne pourraient accorder leurs instruments.
 
 
 
L’ORIGINE DES GAMMES ET DES TONALITES
La naissance de la gamme a eu lieu au VIe siècle av.  JC. Elle a été créée par les pythagoriciens pour répondre à des critères numériques et esthétiques. Selon eux, la gamme se fait à partir des nombres 1 ,2 et 3. Les pythagoriciens utilisent le monocorde qui est un instrument rudimentaire constitué d’une caisse de résonance sur laquelle est fixée une corde tendue entre deux chevilles fixes. Un chevalet permet de faire varier la longueur de la corde. Si le chevalet est placé au milieu de la corde, on obtient la même note une octave plus haute, donc de fréquence 2f. Ils remarquèrent de même que lorsque l’on met le chevalet au 2/3 de la corde, on obtient une note de consonance agréable si on la joue simultanément avec le son fondamental. L’intervalle entre ces deux sons constitue la quinte qui correspond au rapport de longueur 2/3. Nous voyons que les pythagoriciens ne font intervenir que les nombres 1, 2 et 3.
Construire une échelle musicale revient à subdiviser l’octave à l’aide d’un petit nombre de sons intermédiaires. Pour créer de nouvelles notes, l’idée des pythagoriciens a été de réitérer la division initiale en considérant la quinte de la quinte, puis la quinte de la quinte de la quinte, etc. C’est le principe de la gamme de Pythagore.
Gamme de Pythagore
 
quinte1.png Si l'on part d'une fondamentale DO que nous prenons comme unité de fréquence, la première quinte a pour fréquence 3/2.
quinte2.png Pour définir une nouvelle note, nous allons prendre la quinte de la note trouvée, sa fréquence est 3/2*3/2= 9/4  qui, normalisée (ramenée dans l'intervalle [1;2]) donne 9/8 soit 3²/23 .
quinte3.png En prenant la quinte de la nouvelle note, nous trouvons (3/2)3= 27/8  qui, normalisée donne 27/16 ou 33/24.
quinte4.png
La quinte suivante a pour fréquence 34/24= 81/16 ce qui donne 81/64 ou 34/25.
A ce niveau, nous avons 5 notes assez régulièrement réparties et nous pourrions nous arrêter. Nous avons obtenu la gamme pentatonique majeure qui est utilisée en jazz sous sa forme tempérée, en particulier dans le "blues".
quinte5.png La quinte suivante a pour fréquence 35/25 = 243/32 ce qui donne 243/128 ou 35/57.
quinte0.png Nous avons maintenant 6 notes et, curieusement, la 7ème note n'est pas celle qui serait définie par la quinte suivante et qui se placerait pourtant dans l'intervalle un peu plus grand entre la 1ère et la 4ème quinte. Elle est calculée sur le fait que si DO est en harmonie avec sa quinte, il est aussi en harmonie avec la note dont elle est la quinte et qui a pour fréquence 2/3 (car 1=2/3*3/2 ) ce qui donne 4/3 dans l'intervalle [1;2].
gammepyth.png Nous avons maintenant les 7 notes de la gamme majeure de Pythagore. Pour revenir à la notation traditionnelle, nous allons les appeler Do, Ré, Mi ...
Comparaison de la gamme diatonique à la gamme tempérée
 

Cette gamme est appelée la gamme diatonique, on s’y inspire au XVIIe siècle pour créer la gamme tempérée que nous connaissons tous. Celle-ci subdivise l’octave en douze intervalles égaux, définissant ainsi douze degrés chromatiques englobant les sept degrés diatoniques (très petite différence de fréquence), qui correspondent aux touches du piano.

Dans la gamme " tempérée ", on peut calculer la fréquence des notes avec la formule suivante :

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octave et ton sont des nombres entiers, et ref est la fréquence de référence. Les constantes " 3 " et " 10 " de la formule permettent de choisir ref comme étant le la à 440 Hz de l'octave 3, on s'accorde ainsi avec la norme fixée par la Conférence internationale de Londres en 1953. On peut ainsi déterminer précisément les autres fréquences pour les tons de 1 à 12 soit de do à si.

  DO RE MI FA SOL LA SI ECOUTER
Gamme de Pythagore 261,63 294,33 331,13 348,84 392,44 441,50 496,69
Gamme tempérée 261,63 293,66 329,63 349,23 392,00 440,00 493,88

La gamme chromatique est constitué de 12 notes. L’intervalle entre deux degrés chromatiques successifs, appelés demi-ton, est donc 2^(1/12). Par exemple, pour passer d’un do de fréquence 261.6 Hz à un do#, il s’agit de multiplier 261.6 par 2^(1/12), ce qui nous fait 277.16 Hz.

 
 
Tonalité
Notre musique occidentale est une musique tonale. Cela veut dire qu'elle se base sur la présence d'une "note-base" appelée tonique qui est plus importante que les autres, et qu’elle s’oriente vers le système tonal majeur-mineur. On associe souvent majeur à gai et mineur à triste.
Par exemple : la gamme de Do majeur ; La mineur ; Fa# Majeur.
Les gammes majeures
Les gammes sont constituées de tons et de demi-tons.
Exemple : gamme de DO Majeur
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Les gammes majeures sont donc constituées de 5 tons et 2 demi-tons. Les demi-tons sont situés entre les degrés III-IV, et les degrés VII-I. Ceci est valable pour toutes les gammes majeures.
Les gammes mineures
A- Les gammes mineures harmoniques
Exemple : gamme de LA mineur harmonique
2.png
Les gammes mineures harmoniques sont constituées de 3 tons de 3 demi-tons et de 1 ton et demi. Les demi-tons sont situés entre les degrés II-III, V-VI et VII-I, le ton et demi entre les degrés VI-VII. Ceci est valable pour toutes les gammes mineures harmoniques.
 
B- Les gammes mineures mélodiques ascendantes
Exemple : gamme de LA mineur mélodique ascendante
3.png
Les gammes mineures mélodiques ascendantes sont constituées de 5 tons et de 2 demi-tons et de 1 ton et demi. Les demi-tons sont situés entre les degrés II-III et VII-I. Ceci est valable pour toutes les gammes mineures mélodiques ascendantes.
 
L’HARMONIE DES ACCORDS
 
La note de départ, ou degré I de la gamme, s’appelle la Tonique. Le degré VIII est une note de même nom que le degré I. Ces 2 notes sont séparées d'une octave l’une de l’autre.
Liste des degrés et intervalles :
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Les intervalles peuvent être diminués (0,5 ton en moins), justes ou augmentés (0,5ton en plus).
Les accords

On appelle accord toute superposition d’au moins 3 notes de noms différents. En musique, chaque note correspond à une lettre.

Voici leur notation :notes.png
 
 

La majorité des accords se construisent par empilement de tierces successives sur la gamme majeure. Ils sont appelés « accords diatoniques ».La première tierce d’un accord lui donne sa couleur (Majeur ou Mineur)

Les accords formés de 3 notes sont appelés accords de quinte, du nom de l’intervalle I-V. Les accords formés de 4 notes sont appelés accords de 7ème, du nom de l’intervalle I-VII. Les accords formés de 5 notes sont appelés accords de 9ème, du nom de l’intervalle I-IX. Les accords formés de 6 notes sont appelés accords de 11ème, du nom de l’intervalle I-XI. Les accords formés de 7 notes sont appelés accords de 13ème, du nom de l’intervalle I-XIII.

Accord degré I: sans-titre1.png

C, E, G forme l’accord de quinte : C maj  / C, E, G, B forme l’accord de 7ème : C maj7  / C, E, G, B, D forme l’accord de 9ème : C maj7(9)

Accord degré II:sans-titre-23.png

D, F, A forme l’accord de quinte : Dmin    / D, F, A, C forme l’accord de 7ème : Dmin7     / D, F, A, C, E forme l’accord de 9ème : Dmin7(9)

Accord degré III:sans-titre2.png

E, G, B forme l’accord de quinte : E min   /  E, G, B, D forme l’accord de 7ème : E min7   /  E, G, B, D, F forme l’accord de 9ème : E min7(9)

Accord degré IV:sans-titre-24.png

F, A, C forme l’accord de quinte : F Maj   /    F, A, C, E forme l’accord de 7ème : F maj7   /   F, A, C, E, G forme l’accord de 9ème : F maj7(9)

Accord degré V:sans-titre1-1.png

G, B, D forme l’accord de quinte : G Maj   /   G, B, D, F forme l’accord de 7ème : G7   /   G, B, D, F, A forme l’accord de 9ème : G7(9)

Accord degré VI:sans-titre2-1.png

A, C, E forme l’accord de quinte : A min   /   A, C, E, G forme l’accord de 7ème : A min7   /  A, C, E, G, B forme l’accord de 9ème : Amin7(9)

Accord degré VII:sans-titre-25.png

B, D, F forme l’accord de quinte : B min(b5)   /   B, D, F, A forme l’accord de 7ème : B min7(b5)   /   ATTENTION on ne joue pas d’accord de 9ème.

Les cadences

En musique, la cadence représente la ponctuation de la mélodie, tout comme le point ou la virgule en littérature.

1- Les cadences conclusives

Elles ont le rôle de conclure une phrase ou un morceau.

La cadence parfaite : succession des accords V - I à l’état fondamental. Elle exprime un caractère conclusif. Précédée le plus souvent par un IV ou II, état fondamental (accord dont la note la plus grave est la tonique) ou premier renversement (accord qui a sa tierce à la basse). Sa fonction est comme un point final.

La cadence plagale: succession IV - I à l’état fondamental. Caractère très conclusif. Précédée le plus souvent de l’accord VI (état fondamental) ou I (état fondamental ou sixte). Succède volontiers à la cadence rompue (dont nous parlerons après) ou à la cadence parfaite, renforçant son caractère conclusif. Pour que l’effet conclusif soit complet, il faut de plus que la note supérieure (la note la plus aigue) de l’accord de tonique soit également la tonique.

Fonction : Point d’exclamation, cri du cœur.

2- Les cadences suspensives

Elles ont pour rôle de conduire la phrase musicale.

La cadence rompue : succession des accords V - VI à l’état fondamental. Caractère suspensif. Fonction : deux points, énumération.

La demi-Cadence : V ième degré en évidence, à l’état fondamental. Caractère suspensif. Précédée le plus souvent des accords IV ou II, état fondamental ou premier renversement. Parfois précédée de VI, ou même de I. Fonction : point d’interrogation, question.

Ici sont citées les cadences les plus connues bien qu’il en existe beaucoup d’autre.

Les notes dans une musique sont bien en harmonie entre elles car leurs liaisons font exprimer des sensations différentes à l’auditeur.

RYTHME ET TEMPO

De nombreuses activités telles que la marche, course ou danse créent un rythme distinctif, souvent reproduit par la musique. Le rythme n’implique pas seulement la succession, ou l’espacement des notes, mais aussi leur durée. Elle est codifiée dans la musique occidental.
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On indique la durée des sons à l’aide des différentes formes de notes, celle des périodes de silences, aux valeurs correspondant à celles des notes. La pulsation est une unité régulière de temps qui régit le rythme d’un morceau. Dans une marche, elle correspond à la position des pieds. Le compositeur décide si la pulsation correspond à une noire, à une blanche ou à une note d’une autre valeur. Le rythme de la pulsation constitue le « tempo » de l’œuvre. On se sert en général de termes italiens pour l’indiquer. Depuis le début du XIXème siècle, on donne aussi des indications pour le métronome, un appareil pouvant battre à différentes vitesses, basées sur la division de la minute.
La mesure correspond au groupement des pulsations, le plus souvent groupées par deux ou trois. Chaque groupe ou mesure est séparé des autres par une barre de mesure. La mesure est indiquée au début de la partition par un indicateur de mesure comme ¾. Le chiffre du haut indique le nombre de pulsations par mesure tandis que celui du bas indique la valeur assignée à chaque temps. Ainsi ¾ signifie qu’il y a trois noires par mesure (ex : valse de Chopin).
 
 
 
NUANCES
Le son musical peut subir des variations en termes de hauteur ou de rythme, mais aussi de volume ou d’intensité. Ce type de variation est appelé « nuance ». Comme pour le tempo on utilise couramment des termes italiens pour décrire les différentes nuances qui sont plus relatives qu’absolues.
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ECOUTER UN CRESCENDO PUIS DECRESCENDO
 
LE TIMBRE
Le timbre d’un instrument correspond à sa richesse sonore. Une même note jouée sur deux instruments différents ne donnera pas au final le même son.
Chaque son est formé d’une fréquence fondamentale et de fréquences harmoniques”. On dit qu’un son est riche, agréable à entendre, lorsqu’il contient de nombreuses harmoniques. Un son pauvre en harmoniques paraîtra terne à notre oreille. Un son ne comprenant qu’une seule fréquence est appelé “son pur” (extrêmement rare dans notre environnement quotidien). Les sons musicaux sont des “sons complexes”, mélanges de sons graves et aigus. Le son musical est la superposition d’un son fondamental et d’harmoniques dont les fréquences sont des multiples de la fréquence fondamentale.
  
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C’est donc la richesse en harmonique d’un instrument qui détermine le timbre d’un instrument.
Ce savant dosage d’harmoniques est la conséquence de la géométrie de l’instrument. Pour les instruments à vent, c’est le rapport du diamètre sur la longueur, la perce cylindrique, conique ou parabolique. La façon d’entretenir la vibration est aussi importante : anche simple, anche double ou vibration des lèvres. Pour les instruments à cordes, c’est la forme de la caisse, la qualité de la table d’harmonie, l’accroche des cordes, et la façon dont elles sont mises en vibration qui donnent à ces instruments le timbre qui les caractérise.
Examinons les grandes catégories d’instruments :
 
LES CORDES
Les cordes forment le noyau de l’orchestre. La voix dominante est le violon, doté d’un registre et d’une souplesse extraordinaires. L’orchestre compte des « premiers » et des « seconds » violons. On joue surtout du violon, de l’alto, du violoncelle et de la contrebasse avec un archet mais on peut aussi le pincer, comme la harpe. On arrête les cordes avec la main gauche pour écourter leurs vibrations et donc leurs notes. On obtient des effets très variés en posant l’archet plus ou moins près du chevalet, en étouffant les vibrations à l’aide d’une sourdine, ou en maniant l’archet de différentes façons. La harpe est un instrument à corde pincé.
 
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LES VENTS
Il existe deux sous catégories d’instruments à vent : les bois et les cuivres. Les bois produisent leurs sons à l’aide d’anches vibrantes. On s’en sert pour diversifier la coloration musicale.  Les cuivres s’achèvent par un pavillon évasé. Leurs coulisses ou leurs pistons commandent des longueurs supplémentaires de tubes, pour étendre leur registre. On en joue en faisant vibrer les lèvres contre l’embouchure en forme de cuvette. Leurs sons caractéristiques résultent de la forme et de la taille de la perce, de l’embouchure et du pavillon. Les cuivres peuvent produire des sons doux mais leur puissance permet souvent d’obtenir des effets spectaculaires.
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LES PERCUSSIONS ET LES CLAVIERS
Les percussions apportent vitalité et dynamisme. Ils imposent leurs rythmes et permettent aux autres instruments de l’orchestre de rester synchronisés. Les claviers, comme le piano, sont rangés dans les instruments à percussion car les cordes sont frappées par les marteaux. Ils peuvent donner de la profondeur au son grâce à ses trois pédales : 1 sourdine-1 étouffante- 1 levant les étouffoirs.
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<p>
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